Ville de Hombourg-Haut - Site officiel de la ville de Hombourg-Haut - Les anciens quartiers

Les anciens quartiers

Constituée de plusieurs quartiers bien distincts, il est difficile pour qui n’en est pas, de pénétrer les arcanes complexes de la nébuleuse hombourgeoise. La topographie même souligne et accentue la situation d’ensembles parfois relégués aux limites du ban et presque tous séparés du centre-ville par les vallées qu’empruntent le chemin de fer ou la R.N 3 au trafic particulièrement dense.

Une ville au passé prestigieux

Collégiale St Etienne

Le centre-ville appelé aussi le Vieux-Hombourg témoigne encore de sa superbe par sa position dominante et par son patrimoine flatteur. Un immense château, maintenant disparu, et une ville-forte furent fondés par l’évêque de Metz Jacques de Lorraine à partir de 1240.

La nouvelle ville, allongée sur la longue échine d’une colline jusqu’alors déserte, fut érigée en chef-lieu de l’avouerie de Hombourg / St-Avold, rôle qu’elle assuma jusqu’à la fin de XVIIème siècle. Ce site de caractère est voué à la visite de plaisance et à l’agrément.

Ses monuments témoignent des gloires d’antan : Collégiale St-Etienne, chapelle Ste-Catherine ou couvent des Recollets.

Hombourg-Bas, aux origines de la commune

Paradoxalement le Vieux-Hombourg n’est pas la partie la plus ancienne de la commune.
C’est le quartier de Hombourg-Bas situé le long de la route au bas de la colline du Vieux-Hombourg qui est le berceau de la commune. En effet, c’est dans cette vallée de grand passage que fut construit un premier château au XII° siècle autour duquel se développa le village originel de Hombourg.

Mais lorsque la nouvelle ville fut érigée au XIII° siècle, ce village fut annexé à ce nouveau chef-lieu. 

Dès lors les deux entités ne formèrent plus qu’une seule communauté qui perdura jusqu’en 1792 quand Hombourg-Bas exigea son indépendance qui fut de courte durée car en 1811 la scission fut annulée par décret impérial. C’est contre son gré que Hombourg-Bas retrouva son ancien statut. Une ultime tentative pour son indépendance avorta en 1934. L’intention de s’affranchir de la tutelle trop pesante de la ville souligne les rapports difficiles et tendus qui empoisonnèrent des siècles de vie communautaire.

Les anciens continuent de nos jours encore à appeler Hombourg-Bas "es Dorf",  le village, pour le distinguer de l’ancienne ville.

Hellering, le dernier venu des anciens quartiers

Toujours en 1811, mais à sa demande expresse, le village voisin de Hellering - il se trouve à moins de 500 m à vol d’oiseau de la Collégiale - fut annexé à Hombourg. Depuis 1611, il formait avec son château une seigneurie à part entière.

Contrairement à Hombourg-Bas, Hellering ne mit jamais sa nouvelle appartenance en jeu malgré ses jérémiades d’enfant puîné qui, souvent à juste titre, estimait être un peu défavorisé...

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Une histoire tourmentée

Nous ne pouvons ici retracer l’histoire complexe de Hombourg, sinon insister sur l’évènement majeur de ce passé, lorsque la commune toucha les abysses de la misère et de la détresse.
Car l’effroyable guerre de Trente ans, suivie par une sévère occupation française, frappa durement nos trois quartiers anciens. Hombourg-Bas et Hellering furent entièrement détruits et restèrent inhabités pendant près de trente ans. La ville fut un peu plus chanceuse mais perdit cependant 70% de sa population.

 

L’ère industrielle

Après une lente reconstruction, Hombourg entama sa renaissance à partir de 1758 quand, en prémices à sa future vocation industrielle, Charles de Wendel installa une forge sur la Rosselle.

Les maîtres de forge qui relayèrent cette première usine, les d’Hausen, Gouvy et autres Münch assurèrent le plein-emploi à des générations de Hombourgeois. Cependant, à l’aube du XX° siècle les ouvriers de Hombourg-Bas se tournèrent déjà vers les puits de mine de Freyming.

 

Hellering

Chapelle Saint-Lambert (Hellering) vers 1870